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POUR LE CARACTERE LAIQUE DE LA REPUBLIQUE ET LE COMPORTEMENT LAIQUE DU CITOYEN

2021-05-27T15:54:05+02:00

POURQUOI LE CARACTERE LAIQUE DE LA REPUBLIQUE

Laïcité, on entend, on lit ce mot dans tous les médias, tous les jours et de multiples fois notamment sur le thème du respect des valeurs de la République. Il est souvent accompagné d’un qualificatif montrant que nombre de ceux qui s’expriment considèrent qu’il ne se suffit pas à lui-même.

Le mot Laïcité est absent des textes fondamentaux de la République (DDHC, Constitutions, Loi de 1905). Le seul vocable présent dans ces textes est l’adjectif « laïque » dans les constitutions de 1946 et 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Il faut noter que, si les textes des constitutions précédentes et de la DDHC de 1789 ont été proclamés en présence et/ou sous les hospices d’une « entité supérieure » soit l’«Etre suprême » soit «Dieu », les constitutions de 1946 et 1958 le furent exclusivement «par le peuple français ».

Ainsi, alors que le vocable « laïcité », substantif, donc exprimant une entité, pourrait faire penser qu’il s’agit d’un mode de pensée en parallèle, voire en concurrence, avec d’autres modes de pensée comme le sont les religions, le « Caractère laïque de la République » ne le peut : d’une part il s’agit d’un caractère, qui comme tout caractère se traduit en comportement, d’autre part il n’y a pas d’entité supérieure au peuple qui l’a proclamé.

Autre conséquence, en parlant de « caractère laïque de la République », toute analyse comparative  de valeurs entre religion et République ne peut donc pas concerner ce qui est de la relation à l’entité supérieure, Dieu ou autre, la relation verticale ou le cru, elle ne peut concerner que la relation horizontale : à l’autre… au peuple français et à la République.

PLAIDER POUR LE CARACTERE LAIQUE DE LA REPUBLIQUE AU DETRIMENT DE L’USAGE DU TERME « LAICITE »

En rappelant comment le Caractère laïque de la République s’est construit

progressivement dans les textes de la République depuis la DDHC jusqu’à son élévation au niveau constitutionnel par les constitutions de 1946 et 1958.

Cette construction se fait sur quatre champs :

La Liberté de croyance associée à la non-discrimination, apparue dès la DDHC

La séparation des églises et de l’Etat, avec l’absence d’autorité politique dévolue aux religions, apparue dès 1792 d’une part par la création de l’Etat Civil, en dessaisissant la religion catholique de son enregistrement et en instaurant du mariage civil, d’autre part en déclarant que « la République française est une et indivisible » et que « aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier »

Le champ de l’instruction et de l’éducation dès le XIX siècle par les lois Guizot 1833, Falloux 1850 et Ferry 1881 et 1882 dont sur l’instruction morale et civique

Les devoirs du citoyen développés tout au long de ce processus au regard des devoirs de l’Etat envers les religions de respect et de neutralité qui s’appliquent à tous ses agents et dans tous les champs de la vie sociale de l’éducation à la culture.

En soulignant que la laïcité ces vingt dernières années a vu beaucoup d’analyses et définitions dont la conclusion revient au Caractère laïque de la République

Pour les analyses et leur suite :

En mai 2003, rapport au Premier Ministre « Pour une nouvelle laïcité »,

En décembre 2003 rapport au Président de la République de la « Commission de réflexion du principe de laïcité dans la République »

En 2007 création puis en 2013 installation de l’Observatoire de la Laïcité, commission consultative transpartisane devant assister le gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité

Pour les définitions

Novembre 2015 Association des Maires de France : « C’est une organisation juridique et politique de la société… »

Octobre 2021 Ministère de l’Education Nationale : « C’est le principe politique et juridique qui… »

Janvier 2021 Observatoire de la Laïcité : « …principe inscrit à l’article premier de la constitution française, la laïcité… »

S’il est parlé du « principe de laïcité » il est aussi toujours parlé du « juridique » et donc des textes de lois et autres et l’Observatoire de la laïcité revient au premier d’entre eux : la Constitution et son article UN, c’est à dire le « Caractère laïque de la République ».

LE CITOYEN ET LE CARACTERE LAIQUE DE LA REPUBLIQUE

Pour le citoyen, les premières pierres du caractère laïque de la République se trouvent donc dans la DDHC avec « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses… » et « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité publique » c’est le début de la non-discrimination dans les droits et devoirs du citoyen de la République.

Cette non discrimination sera dans les textes des constitutions successives étendues à de nombreux champs : l’accès à un emploi public, le champ de l’instruction et de l’éducation, le champ de l’activité professionnelle et la Culture.

De ce fait le caractère laïque de la République donne le droit au citoyen de ne pas être discriminé de par sa religion dans quasiment tous les champs de relations sociales avec l’autre que cet autre soit un service de l’Etat, qu’il soit un employeur privé ou publique, qu’il soit un établissement ou un acteur de l’éducation, qu’il soit une instance ou un acteur de la culture.

Il donne aussi le devoir à tous les acteurs de ces champs, également citoyens de la République de ne pas discriminer l’autre : l’usager ou le participant aux activités correspondantes.

L’un et l’autre sont des citoyens de la République. En conséquence le caractère laïque de la République donne le devoir à tout citoyen de ne pas discriminer l’autre.

Dans ce même ordre de pensée, après la Liberté et l’Egalité, au titre de la Fraternité, troisième terme de la devise de la République, le citoyen à le devoir de contribuer à ce que l’autre ne soit pas discriminé par qui ou quoi que ce soit.

Le caractère laïque de la République conduit donc à un comportement laïque du Citoyen envers l’autre, sans oublier que le caractère indivisible de la République lui demande le même comportement laïque de respect des instances d’autorité de la Nation et de non constitutions d’instances intermédiaires ou communautaires d’autorité sur le citoyen.

POUR LE CARACTERE LAIQUE DE LA REPUBLIQUE ET LE COMPORTEMENT LAIQUE DU CITOYEN2021-05-27T15:54:05+02:00

14 septembre 2021 : Assemblée Générale du Club-ECEF

2021-09-01T15:51:26+02:00

Notre Assemblée Générale, pour l’exercice 2020, se tiendra le mardi 14 septembre 2021  à partir de 18h.

Théâtre des Sablons – Auditorium Saint-Anne
70, Avenue du Roule 92200 Neuilly sur Seine

Elle sera suivie d’un échange sur ses propositions d’actions et ses thèmes de réflexions
notamment répondant aux évolutions de la société française dans les cinquante dernières années.

 

14 septembre 2021 : Assemblée Générale du Club-ECEF2021-09-01T15:51:26+02:00

Mardi 19 octobre 2021 : débat Quatre Évènements /Textes fondateurs de la République et des Religions

2021-05-27T12:21:28+02:00

Notre débat sur le thème « Quatre Évènements /Textes fondateurs de la République et des Religions pour la libération de l’homme et sa responsabilisation au bénéfice du bien commun », annoncé initialement pour le 9 juin est, en raison des contraintes liées à Covid, est reporté au mardi 19 octobre, semaine précédant les vacances scolaires.

Cinéma Le Village – 4 Rue de Chézy – 92200 Neuilly sur Seine

Notez dès à présent cette date.

Mardi 19 octobre 2021 : débat Quatre Évènements /Textes fondateurs de la République et des Religions2021-05-27T12:21:28+02:00

INSTAURER LA CEREMONIE DE CREATION DE LA FAMILLE PARENTALE
DEPLOYER LE PARRAINAGE CIVIL

2021-05-27T15:52:09+02:00

RAPPEL

La cérémonie du mariage civil, qui doit précéder tout mariage religieux, est à ce jour le seul rite républicain qui souligne les éléments essentiels pour faire société.

  • Les devoirs et engagements réciproques entre les deux membres du couple, et envers la Nation,
  • Les devoirs et engagements envers les enfants (déjà nés ou à venir), dont la responsabilité parentale et les devoirs de protection, d’instruction et d’éducation, notamment en ce qui concerne le respect des droits et devoirs du citoyen.

EVOLUTION DE LA STRUCTURE FAMILIALE SUR LES 50 DERNIERES ANNEES

Jusqu’aux années 1970, soit deux siècles après l’instauration d’une république démocratique, laïque et sociale, le mariage civil a concerné une très large majorité des unions.

En effet à cette date la société française présente les caractéristiques suivantes:

  • Un taux de nuptialité (nombre de mariage pour 1000 personnes) de 8%. En conséquence de l’ordre de 400 000 mariages par an, avec un taux faible de divorces, environ 40 000 par an,
  • Une faible proportion d’union libre, de l’ordre de 5%,
  • Une faible proportion de famille monoparentale, de l’ordre de 9% dont plus de la moitié liée au veuvage et seulement 4% issue de couples séparés ou d’absence de père.

A cette très grande proportion de citoyens bénéficiaires de la cérémonie du mariage civil et des messages qu’elle porte, il convient d’ajouter, ce qui est apporté par les mariages religieux. En effet, ces 400 000 mariages civils sont suivis en 1970 par 300 000 mariages religieux catholiques, sans compter ceux des autres religions.

50 ans plus tard, la société a évolué, avec comme moteurs :

  • La libéralisation de la contraception orale en 1967 suivie par l’institution de l’IVG en 1975, pour aider au contrôle individuel de la construction de la famille,
  • L’institution du PACS en 1999, conçu pour faciliter la construction d’une vie en couple par rapport au mariage, et en conséquence en faciliter aussi la déconstruction,
  • Sans oublier l’avènement enfin effectif pour les femmes de l’égalité homme/femme y compris dans le champ de l’activité professionnelle.

Sa structure est devenue la suivante :

  • On ne compte plus que 220 000 mariages civils par an, mais avec 120 000 divorces par an.
  • Il y a annuellement 200 000 nouveaux PACS par an, mais 100 000 ruptures de PACS par an dont 40% ont pour raison un mariage civil en grande proportion entre les partenaires.
  • Il y a désormais près de 20% de couples en union libre, concernant majoritairement des jeunes couples (moins de 35 ans),
  • Il y a 25% de famille monoparentale dont seulement 2% par suite de veuvage ou décès du partenaire. Les autres 23 % résultent très majoritairement de séparations (divorces, ruptures de PACS ou d’unions libres) avec très peu de familles monoparentales dès l’origine.

A noter que parallèlement à cette décroissance (d’un facteur 2) des mariages civils, le nombre de mariages religieux catholiques a décru d’un facteur 5.

Cependant, même si le taux de natalité est en légère décroissance depuis le milieu des années 1970, on compte toujours de l’ordre de 800 000 naissances par an.

Qu’en est-il des rites liés à la création d’une famille : création du couple ou naissance du premier enfant d’une filiation donnée

Il n’y a eu aucune évolution, seul existe et subsiste la cérémonie du mariage civil.

De plus concernant l’enfant, si les nombreux mariages religieux étaient souvent suivis de baptêmes (ou équivalent), leur décroissance s’est aussi traduite en décroissance du nombre de baptêmes.

Il faut, face à ces constats, souligner qu’il y a un point commun important au mariage et au PACS, à savoir les droits et les devoirs au regard de l’enfant du couple marié ou des partenaires dont l’autorité parentale et les devoirs d’éducation. Ces droits et devoirs, notamment l’autorité parentale, subsistent pour chacun des membres du couple même après divorce ou séparation.

Il y a donc à ce jour une carence presque totale des rites porteurs des engagements entre membres d’un couple et des parents envers leurs enfants :

  • Le rite du mariage civil concerne moins de la moitié des couples qui se créent et donc moins de la moitié des enfants qui naissent.
  • Le nombre de séparations de couples (divorces, ruptures de Pacs ou d’unions libres…) fait que la moitié des enfants qui naissent verront un de leurs parents s’éloigner pendant qu’ils sont encore mineurs.

ALORS : INSTAURER LE RITE DE CREATION DE LA FAMILLE PARENTALE

La proposition du CLUB-ECEF est de créer un rite similaire à celui du mariage civil et porteur des mêmes messages à l’occasion de la première naissance d’une filiation donnée, quel qu’en soit la nature juridique (partenaires d’un PACS ou union libre ou famille monoparentale mais aussi couple marié, sachant que dans les premiers cas il y a délivrance d’un nouveau livret de famille et dans le dernier cas il y a mise à jour du livret remis lors de la cérémonie de mariage). Ceci permettrait de toucher toutes les natures de familles à l’arrivée du premier enfant et en priorité celles qui n’ont pas bénéficié préalablement du rite de mariage civil.

Rite similaire, signifie une cérémonie similaire mais aussi une préparation à la famille parentale, comme il existe une préparation au mariage civil avec de même un support sous forme de livret.

La mise en œuvre d’une telle préparation est facilitée dans le cas du PACS ou de l’union libre par le fait que, contrairement au couple marié, il n’y a pas de présomption de paternité du partenaire de la mère. En conséquence le partenaire devant reconnaître sa paternité, il le fait dans la majorité des cas avant la naissance.

MAIS ALLER PLUS LOIN : DEPLOYER LE PARRAINAGE CIVIL

Parmi les chiffres déjà mentionnés deux sont particulièrement significatifs au regard du devoir d’éducation et de fraternité envers les enfants :

  • 25% de familles monoparentales
  • Un enfant sur deux verra pendant qu’il est mineur un de ses parents s’éloigner

S’impose alors de déployer le parrainage civil, permettant à chaque enfant, dès sa naissance, d’être accompagné de parrains/marraines, choisis par les parents, qui seraient pour lui des référents pérennes, particulièrement précieux, si ses parents se séparent, attentifs à leur éducation, leur équilibre affectif et leur apprentissage de la citoyenneté.

Il s’agirait d’une cérémonie en mairie avec pour référence une charte du parrainage (engagements des parrains/marraines envers l’enfant et les parents) qui serait signée par les parrains/marraines et les parents durant la cérémonie.

ET POUR LA MISE EN OEUVRE

Le CLUB-ECEF propose une mise en œuvre par les mairies du lieu de résidence.

Ce pourrait être une cérémonie individuelle ou une cérémonie collective rassemblant les nouvelles familles parentales d’une période donnée, constituant de fait « la France de demain ».

Ce pourrait être une cérémonie conjointe, qu’elle soit individuelle ou collective, entre celle de création de la famille parentale et celle de parrainage civil.

ET SUITE A L’AVIS DE L’OBSERVATOIRE DE LA LAICITE

Suite à cet avis, un autre avis structuré en 3 propositions est paru sur site « Gouvernement/L’actualité du Premier ministre/ Services du Premier ministre/Observatoire de la laïcité ». Il est ainsi rédigé :13 février 2020 : Avis sur l’instauration de nouveaux rites civils et républicains :

L’Observatoire de la Laïcité a adopté ce jeudi 13 février un avis qui formule essentiellement trois propositions :

  1. L’obligation faite aux municipalités de célébrer pour les citoyens qui en font la demande le « parrainage civil et républicain »
  2. L’obligation faite aux municipalités de proposer aux couples ne s’étant pas mariés, à l’occasion de la naissance de leur premier enfant, d’organiser une « cérémonie de remise du livret de famille »
  3. L’obligation faite aux municipalités de proposer d’agréger le « parrainage civil républicain » à l’éventuelle organisation d’une « cérémonie de remise de livret de famille »

Le CLUB-ECEF espère donc un rapide progression de ces propositions au niveau gouvernementale dans le processus législatif, et que suite cet avis des mairies décideront d’agir en pionnier ou précurseur en instaurant déjà ces rites sans attendre la fin de ce processus.

INSTAURER LA CEREMONIE DE CREATION DE LA FAMILLE PARENTALE
DEPLOYER LE PARRAINAGE CIVIL
2021-05-27T15:52:09+02:00
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